mardi 8 décembre 2015

Alain Jouffroy, passe sans porte

Les éditions du Littéraire publient ce mois-ci un essai : Alain Jouffroy, passe sans porte.

Samuel DUDOUIT
Alain Jouffroy passe sans porte
135 x 215 – 356 p. 25,00 €
Parution : décembre 2015
Collection « La bibliothèque d’Alexandrie »
ISBN 978-2-919318-31-5 / ISSN 2261-1770

Quatrième de couverture :

Le nom d’Alain Jouffroy n’encombre pas les bavardages des contemporains : faut-il y voir la rançon méritée d’une vie passée à se déprendre de toutes les servitudes volontaires ? Sans doute. Ses livres sont pourtant de ceux dont l’époque aurait le plus grand besoin si elle était capable de se regarder de temps en temps en face et de faire l’épreuve de sa folie.
Il serait présomptueux de prétendre donner ici une lecture complète de son œuvre écrite, riche de plus d’une centaine d’ouvrages qui vont de la poésie à l’essai en passant par le roman, la nouvelle, la critique d’art et la critique littéraire. Alain Jouffroy est cependant d’abord poète et c’est en poète qu’il traverse et détourne formes et figures imposées pour ouvrir, par la poésie, l’être et son langage à l’aventure qui commence avec elle et que rien ne peut enfermer dans une définition.
Ce livre est une introduction à son univers dont le caractère premier est sans doute de se montrer rétif à tout enfermement dans les cadres habituels des genres littéraires, et de tenter de cerner le ou les moteurs essentiels de cette traversée ininterrompue des signes et de la vie, de cette liberté en acte que devient toute poésie véritablement pratiquée.
Si le lecteur sortait ne serait-ce qu’un peu moins fou du livre qu’il tient dans ses mains, le pari serait gagné.
Dans un de ses derniers ouvrages, un écrivain de ses amis écrivait ces lignes qui dessinent, sans pourtant le viser sans doute, la trajectoire inachevée et inachevable d’un poète véritable dans cette basse époque sans souveraineté : « Il y a des noms gênants qu’il vaut mieux oublier ou qui, si on les mentionnait, prendraient trop de place. Tiens, une absence flagrante : un coup de gomme a été donné. Ce blanc attire l’attention du spécialiste en contre-folie, qui n’a aucun mal à en déchiffrer une trace fantomatique, puisqu’il sait lire entre les lignes et plus loin que les lignes. En principe, compte tenu du sujet traité, ce nom devrait être là. Avec un peu d’attention, on remarque sa disparition. Il n’avait pas bonne réputation, c’est entendu, mais enfin il a été un acteur incontournable du secteur. Il n’était donc pas fou du tout ? C’est probable. »
(Sollers, Medium, p.111)

On peut en lire quelques pages ici.
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